Questions

 


Ai-je la vocation ?
Quels sont les signes d’une vocation à Saint Jean ?
Pourquoi est-ce que, parfois, c’est compliqué de se décider ?>
Les vœux revêtent-ils une modalité particulière à Saint-Jean ?
Tout frère de Saint Jean, est-il appelé au sacerdoce ?
Un désir d’être prêtre, est-ce un signe qu’on n’a pas la vocation de la vie religieuse ?
Un prêtre religieux, a-t-il quelque chose de spécifique ?

Ai-je la vocation ?

Est-ce que j’aime contempler les différents visages du Christ de sa naissance à la Croix :

    • questions-1La pauvreté de Jésus
    • Jésus doux et humble de cœur
    • Jésus qui pleure
    • Jésus qui accomplit toute justice
    • Jésus miséricordieux
    • Jésus qui aime le Père et chacun de nous du même amour
    • Jésus qui nous donne sa Paix

    Jésus vit tout cela au milieu de mille difficultés et il se laisse crucifier par elles sans jamais renoncer un seul instant à toute cette vie évangélique. Cette contemplation du mystère plénier de Jésus suscite-t-elle en mon cœur le désir que tout cela s’achève dans ma vie ?

    Quels sont les signes d’une vocation à Saint Jean ?

    - Désirer nouer notre vie à travers les trois alliances :

    • Alliance avec Pierre qui se caractérise par un grand amour de l’Eglise et une profonde docilité au magistère de Pierre
    • Alliance avec Marie, Mère de notre vie divine et de sa croissance
    • Alliance avec l’Eucharistie, lier ma vie à son don d’amour.

    questions-2-  Aimer les écrits Johanniques et ses commentaires.

    -  Avoir une grande compassion pour le monde d’aujourd’hui, aimer connaître les misères les plus profondes de nos contemporains afin de pouvoir consoler et réconforter ceux que Dieu mettra sur notre route.

    -  Aimer la Sagesse et la Lumière

    -  Etre prêt à tout pour le Christ.

    -  Entendre l’appel à vivre en frère avec des hommes de toute race, langue, peuple et nation, et par là anticiper ce que sera au ciel la fraternité universelle.

    - Etre à la disposition de la mission de l’Eglise en étant prêt à aller partout où l’on nous demandera jusque sur des zones de fracture.

    questions-3Pourquoi est-ce que, parfois, c’est compliqué de se décider ?

    • Est-ce que je prends les bons moyens ?

    Est-ce que je nourris :

    • ma foi de la Parole de Dieu,
    • mon espérance de la volonté du Père
    • ma charité de l’Eucharistie ?

    Ces trois nourritures divines me sont données par l’Eglise. Est-ce que je me nourris convenablement ?

    • Suis-je isolé ? Ou est-ce que je me fais accompagner ?
    • Une décision aussi grave mûrit avec l’aide de l’Esprit Saint, c’est lui qui détermine que c’est l’heure de Dieu.
    • Est-ce que je prends le temps de vivre avec ceux auprès desquels je m’engagerai ?
    • Qu’est-ce qui me bloque ?
      • Suis-je un jeune homme riche qui ne veut pas lâcher certains biens : « situation, héritage, patrimoine, carrière, réputation, une fiancée » ?
      • On ne sent pas digne et on n’ose même pas y penser alors que c’est un désir secret de notre cœur. Il faut alors entendre l’Eglise nous faire redire : « Je ne suis pas digne mais dis seulement une seule Parole et je serai guéri »
      • Parce que je n’ose pas engager résolument ma vie à l’égard de quelqu’un.
      • Peut-être quelqu’un a fait un choix pour moi et je n’éprouve pas d’attrait à ce genre de vie. Alors il faut y renoncer et engager autrement ma vie à la suite du Christ.

    Si tout est simple et clair et qu’il n’y a pas de doute, alors c’est l’heure de Dieu.

    Les vœux revêtent-ils une modalité particulière à Saint-Jean ?


    « Il faut regarder comment saint Jean a été éduqué divinement par l’Esprit-Saint et par Marie pour être le disciple bien-aimé, le disciple qui ne voulait mettre aucun écran entre les désirs du Christ et son propre cœur. Nous voudrions vivre pleinement l’unité du Cœur du Christ et du cœur de Jean.
    Non pas se contenter de l’accomplissement d’une règle, mais vouloir être un avec le Cœur blessé de l’Agneau. Cela exige de nous une ferveur constante non pas une ferveur sensible, mais une ferveur de la volonté, de l’amour divin, qui interdit les demi-mesures et oblige à aller jusqu’au bout du don. Les vœux n’ont d’autre sens que de permettre cela. » [père Marie-Dominique PHILIPPE]

    Tout frère de Saint Jean, est-il appelé au sacerdoce ?

    Jésus a appelé ses disciples à devenir ses amis et il en fait des prêtres sans les prévenir à l’avance. Notre fondateur a désiré que le sacerdoce soit lié à l’aspect victimal car Jésus est prêtre et victime. Notre formation première est d’aimer Jésus et de le suivre jusque dans l’offrande totale de notre vie : c’est ce que représentent nos vœux. On se consacre pour être ce que Saint Jean a été pour Notre Seigneur et sa Mère. C’est pourquoi tous les frères ne sont pas appelés au sacerdoce.

    Un désir d’être prêtre, est-ce un signe qu’on n’a pas la vocation de la vie religieuse ?

    questions-4
    Non, ce désir est légitime. Bien souvent c’est en voyant un prêtre célébrer la messe que notre désir a pu s’éveiller puis petit à petit on découvre ce que représente d’être ami du Seigneur. Jésus a beaucoup de serviteurs et peu d’amis. On n’a pas de droit sur le sacerdoce, c’est un don de Dieu et la vie religieuse nous permet de le recevoir dans la gratuité au moment et quand il le voudra.

    Un prêtre religieux, a-t-il quelque chose de spécifique ?

    Pour qu’apparaisse toujours chez le religieux prêtre ou diacre ce qui caractérise la vie religieuse et les religieux et leur donne un visage plusieurs conditions semblent devoir être remplies :

    • qu’ils aient une perception claire et des convictions bien établies sur la nature respective du ministère presbytéral et diaconal qui appartient à la structure de l’Eglise, et de la vie religieuse, qui appartient à sa sainteté et à sa vie, (Lumen Gentium, 44) mais tout en maintenant le principe que leur ministère pastoral fait partie de la nature de leur vie religieuse ; (Perfectae Caritatis, 8)
    • qu’ils puisent, pour leur vie spirituelle, aux sources de l’institut dont ils sont membres et accueillent en eux le don que représente cet institut pour l’Eglise;
    • qu’ils témoignent d’une expérience spirituelle personnelle qu’inspirent le témoignage et l’enseignement du fondateur;
    • qu’ils mènent leur vie de façon conforme à la règle de vie qu’ils se sont engagés à observer;
    • qu’ils vivent en communauté selon le droit;
    • qu’ils soient disponibles et mobiles pour le service de l’Eglise universelle, si les supérieurs de l’institut les y appellent.

    Si ces conditions sont respectées, le religieux prêtre ou diacre parviendra à harmoniser heureusement ces deux dimensions de son unique vocation. » [Directives sur la formation dans les instituts religieux, 1990]