Vie fraternelleLa tradition chrétienne du guide spirituel remonte aux premiers moines et moniales, c’est-à-dire ces hommes et ces femmes qui se sont retirés des grandes villes, dès le début du quatrième siècle, afin de se trouver «seul à Seul» au désert avec Dieu. Les plus jeunes ont donc rapidement et naturellement pris  l’habitude de chercher conseil auprès d’un ancien, expérimenté dans la prière, le combat spirituel, et pouvant servir de modèle et de guide dans cette forme de vie évangélique à laquelle eux-aussi les débutants aspiraient.

 Ce n'est pas le père spirituel qui prend les décisions à la place du dirigé, mais il aide en donnant des lumières. Le guide n’a pas à enseigner sa propre voie, mais à apprendre à ses disciples à trouver par eux-mêmes leur voie particulière. Autrement dit, il n’est que le serviteur de Dieu: il doit conduire les âmes dans le chemin de Dieu et non dans le sien. Cela nécessite  donc un amour libre, vrai et désintéressé pour eux, les dirigés. En outre, à l’intérieur même de cette relation père-fils, relation dont la source n’est pas du tout d’abord une pure affection humaine, le maître croît et change autant que le disciple, car Dieu les guide constamment tous les deux.

frère Marie-Nicolas

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