le mystère de la nativité

imagesTroisième mystère joyeux – la Nativité

 « ...les jours furent accomplis où elle devait enfanter. Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche...»(Luc 2,6-7)

 Dans le mystère de Noël nous voyons d'une manière extraordinaire l'unité vitale entre de la vie contemplative de Marie et sa vie apostolique.

À Noël, elle contemple son Dieu d'une manière particulière comme jamais auparavant. Le Dieu de ses pères n'est pas seulement son Père, il est aussi un Enfant. Dieu est l'Enfant ; démuni, livrée, dépendant, désarmé. Marie, elle aussi, elle est désarmée. L'humilité de Dieu la rend encore plus petite, encore plus aimante. C'est le Père céleste qui lui donne à contempler son Fils, face à face, pour la première fois. Maintenant, le Père lui donne à vivre de ce dont il vit Lui-même éternellement : de la complaisance du Père dans son Enfant bien-aimé.

Jésus, c'est le Fils, celui qui est le Pain du Père, la nourriture de sa contemplation. Ce Fils repose maintenant dans la mangeoire à la « maison du pain » - à Bethléem - en se livrant aux regards des humains.

Et Marie devient apôtre. C'est elle qui pose ce Fils dans la mangeoire ; elle ne l'accapare pas. Elle le laisse voir à Joseph, à l'âne et au bœuf, aux bergers, aux mages… bref à tous ceux qui veulent bien le voir. Et c'est bien pour cela que Marie est Immaculée – pour ne rien accaparer de Dieu, pour ne rien posséder. C'est seulement ainsi qu'elle pourra être un instrument parfait, un instrument qui ne pose pas d'obstacle à la contemplation des autres. C'est ainsi qu'elle nous donne à contempler Dieu-Enfant, l'homme le plus humble et le plus doux sur la terre ; car précisément cet homme, cet Enfant, c'est Dieu. Sa douceur et son humilité sont la douceur de Dieu et l'humilité de Dieu. Voilà le mystère de l'Incarnation, voilà le mystère de Noël.

fr. Jan maria

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